fondation mémoire Albert Cohen, Albert Cohen

Le mot du Président

MAX MAMOU

Max Mamou président fondation mémoire Albert Cohen

UN PASSEPORT, ET APRES...?  

Premier document de portée internationale à avoir été adopté par la communauté des nations, le passeport (Travel Document) que Nansen puis Cohen ont élaboré est à l’origine du droit moderne relatif à la protection des réfugiés.

 

Adopté en 1922, c’est seulement en 1933 que lui seront attachées les prérogatives de liberté de mouvement (sur un même territoire) et de circulation (au passage de frontières).

 

La Convention de Genève de 1951 (article 28) fait obligation aux États signataires de délivrer ce titre permettant de voyager au-delà des frontières du pays d’accueil lui ayant reconnu la qualité de réfugié.

 

Imprimé par l'Agence des Nations-Unies pour les Réfugiés, c’est aux États qu’il revient de le délivrer. Outre l’identité complète du titulaire, il doit porter mention de la protection internationale qu’il confère à son porteur.

 

Mais aujourd’hui encore plus qu’hier, un tel passeport ne suffit plus pour exercer pleinement son droit à circuler librement et ce, pour plusieurs raisons tantôt techniques, tantôt politiques.

 

Politiques d’abord, puisque certains Etats n’ont toujours pas signé la Convention de Genève. Et pour ceux qui l’ont signé, tous ne reconnaissent pas automatiquement la pleine qualité de réfugié à son porteur, lorsqu’il arrive sur leur sol. Enfin, encore nombreux sont ceux qui limitent la possibilité et les conditions d’octroi d’un visa pour des motifs tels que le travail, la poursuite d’études ou encore le regroupement familial.

 

Techniques ensuite, puisqu’avec l’avènement des passeports biométriques et à lecture optique, le passeport – au format actuel - ne répond pas aux critères les plus récents et notamment de ceux de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

 

Notre Fondation, consciente des enjeux fondamentaux liés à la reconnaissance d’une égale liberté de circulation pour le réfugié reconnu comme tel par un Etat et son propre national, souhaite agir utilement en se fixant notamment les objectifs suivants :

 

- Recenser État par État ou groupement d’États par groupement d’États les obstacles techniques et/ou politiques existants ;

- Mettre à disposition de chacun des États ou groupes d’États un Ami de la Cour (Amicus Curiae) en capacité de faire valoir la force contraignante de la Convention auprès des autorités locales

 

Sa mission « pro bono » consistera à œuvrer au plus près des acteurs locaux - facilitateurs ou décisionnaires - pour tenter de lever les obstacles persistants. En cas de difficulté majeure, il pourrait alors agir sur le terrain administratif, juridique ou judiciaire afin d’obtenir les avancées nécessaires à la jouissance des prérogatives attachées à son passeport.

 

C’est pourquoi, nous nous fixons comme objectif de constituer progressivement, puis de réunir régulièrement le Réseau d’Amici Curiae - Article 28, afin de le doter à terme des pleines capacités pour agir localement en toute autonomie.

Nous vous tiendrons bien sûr informés de nos avancées !

 

Bien à vous,

 

Max MAMOU

Président

Genève, 23 mai 2022

3 actions centrales

La promotion de l'oeuvre d'Albert Cohen en tant qu'écrivain et fonctionnaire international pour la défense des droits des réfugiés et apatrides.

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La défense et la protection des droits des réfugiés se trouvant sur les territoires de la Suisse et des pays de l'Union Européenne, dans le respect de la Convention de Genève de 1951 relative au le statut des réfugiés et la Convention Européenne des Droits de l'Homme et des Protocoles Additionnels n° 1, 2, 4 et 7.

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L'avènement d'un passeport Cohen conformément à l'Art 28 de la Convention de Genève de 1951, à destination des écrivains oppressés ou censurés par l'Etat de leur pays d'origine.

4 formes de soutien

Pour armer notre action auprès des instances européennes et internationales aux fins d'une reconnaissance d'un passeport universel pour les réfugiés et apatrides menacés dans leur intégrité physique.

Pour le soutien de nos masterclasses scolaires aux fins de renforcer la connaissance des futurs citoyens quant au statut du réfugié en général et du  droit d'asile en particulier.

Pour financer la création d'un fonds pour la constitution d'un lieu de mémoire, de recherche et de refuge à Corfou, dans la maison natale d'Albert Cohen.

Pour le mécénat ou le sponsoring d'un colloque international biannuel