BIOGRAPHIE

Né dans l'île grecque de Corfou en 1895, Francis Albert Cohen a un père d'origine juive romaniote et une mère juive de langue italienne. Son grand-père préside la communauté juive locale. Issus d'une famille de fabricants de savon, les parents d'Albert décident d'émigrer à Marseille après un pogrom, alors qu'Albert n'a que 5 ans. Ils y fondent un commerce d'œufs et d'huile d'olive. Il évoquera cette période dans Le Livre de ma mère. Albert Cohen commence son éducation dans un établissement privé catholique. C'est le 16 août 1905 qu'il se fait traiter de « youpin » dans la rue par un camelot de la Canebière, événement qu'il racontera dans Ô vous, frères humains.

 

En 1904, il entre au lycée Thiers, et en 1909, il se lie d'amitié avec un autre élève, Marcel Pagnol. 

 

En 1914, Albert Cohen quitte Marseille pour Genève. Il s'inscrit à la faculté de droit de la ville en octobre. Il obtient sa licence en 1917 et s'inscrit à la faculté des lettres où il restera jusqu'en 1919. Cette année-là, il obtient la nationalité suisse. Il tente sans succès de devenir avocat à Alexandrie. Il épouse cette même année Élisabeth Brocher.

 

En 1921, naissance de sa fille Myriam. En 1924, sa femme meurt d'un cancer.

 

En 1925, Albert prend la direction de la Revue juive à Paris, qui compte à son comité de rédaction Albert Einstein et Sigmund Freud.

 

De 1926 à 1931, il occupe un poste de fonctionnaire attaché à la Division diplomatique du Bureau international du travail, à Genève. Il trouvera dans cette expérience l'inspiration qui lui permettra de construire l'univers d'Adrien Deume et de Solal des Solal pour Belle du Seigneur.

 

En 1931, il se marie en secondes noces avec Marianne Goss dont il divorcera.

 

En 1940, il quitte la France pour se réfugier à Londres.

 

En 1944, il devient conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés dont font partie entre autres la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Il est chargé de l'élaboration de l'accord international du 15 octobre 1946 portant sur le statut et la protection des apatrides et réfugiés et notamment la délivrance d’un titre de voyage sous la forme d’un vrai passeport, comportant une clause de retour opposable.

 

En 1947, Cohen rentre à Genève. Il est directeur d'une des institutions spécialisées des Nations unies. A compter de 1951, il choisit de se consacrer entièrement à son activité littéraire.

 

En 1968, il publie Belle du Seigneur, en 1969, les Valeureux et en 1972, Ô vous, frères humains. Dès lors, il va s’employer à faire ce que son ami Marcel Pagnol avait fait toute sa vie : la promotion de son œuvre. Sortant de l'ascèse, il publie ses Carnets 1978 et répond aux demandes d'interviews. Une interview télévisée exclusive de Bernard Pivot, diffusée le 23 décembre 1977 et réalisée depuis son domicile genevois situé 7, avenue Krieg, pour Apostrophes le propulse sur le devant de la scène littéraire. Un numéro du Magazine littéraire lui est enfin consacré. 

 

Albert Cohen décède à 86 ans, le 17 octobre 1981. Il est enterré au cimetière de Veyrier, près de Genève.

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