CONFERENCES  FONDATION MAC

OCT 2017 / 70 ANS DES ACCORDS DE LONDRES 

70ème anniversaire de l’Accord de Londres

6 et 7 octobre 2016, Oxford

 

Le 15 octobre 2016, 70 ans se seront écoulés depuis la signature de l’Accord de Londres dont l’auteur ne fut autre qu’Albert Cohen, qui, dans la lignée de Nansen et pour la première fois dans l’histoire du droit moderne, dota toutes les «personnes déplacées» en raison de conflits militaires, d’un véritable titre de voyage et d’identité qui les plaçait automatiquement sous la précieuse protection de l’ONU.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, la Fondation Mémoire Albert Cohen oeuvre pour rappeler et renforcer ce droit universel au passeport et à la protection qu’il confère. On évalue aujourd’hui à 214 millions le nombre de migrants internationaux, un chiffre qui a triplé en quarante ans et qui doublera à l’horizon 2050 avec les réfugiés climatiques.

 

Dans le cadre de cette commémoration, La Fondation Mémoire Albert Cohen organise une série de rencontres avec des élèves des collèges et lycées français d’Angleterre, de France, de Suisse et de Grèce seront invités à découvrir les enjeux d’un Etat de droit dans une démocratie soucieuse de la préservation de la dignité et des droits fondamentaux de la personne en général et des droits des étrangers en particulier, dont le droit au passeport.

 

Partenaire du programme HELP du Conseil de l’Europe et présent dans 3 des 4 «patries» d’Albert Cohen, La Fondation Mémoire Albert Cohen agit au moyen du droit, de l’éducation et de la littérature pour perpétuer son héritage humaniste. A travers son «plus beau livre», le fameux passeport pour les Apatrides, Cohen nous invite à écrire à notre tour les pages qui viendront consolider cet inestimable acquis de civilisation.

 

Avec la collaboration du fonds de l’UNHCR, l’Ambassade de France à Londres, L’Institut français du Royaume-Uni, le Lycée Français Charles de Gaulle de Londres et la Maison Française d’Oxford et la chaîne Arte.

FEV 2011 / COLLOQUE ALBERT COHEN, L'ECRIVAIN FACE AUX ENJEUX DE l'ETAT DE DROIT

UNIGE, Faculté de Droit

18 février 2011, Genève 

La mémoire d’Albert Cohen est associée à une œuvre littéraire aussi importante qu’originale. Albert Cohen était également un juriste, qui a poursuivi ses études à la Faculté de droit de Genève, où il a obtenu sa licence en 1917. Cette formation l’a conduit à s’engager d’une manière déterminante en faveur de la protection de l’Etat de droit et, plus particulièrement, du droit des réfugiés. En collaboration avec la Fondation Mémoire Albert Cohen, la Faculté de droit tient à honorer la mémoire de cette personnalité hors du commun à travers l’organisation d’un colloque conjuguant l’œuvre littéraire et l’approche juridique.

MAI 2011 / JOURNEE D'ETUDE SUR LES FIGURES DE L'ETRANGER

La Sorbonne  

21 mai 2011, Paris

 

Pour son 21ème rendez vous annuel, avec le concours de la Fondation Mémoire Albert Cohen, l’Atelier Albert Cohen a organisé cette année sa Journée d'études avec le concours de l'Equipe d'accueil « Ecritures de la modernité » (EAC 4400, CNRS/Paris 3). En 2005 déjà, l’œuvre « A vous, frères Humains » avait été, à notre initiative, l’objet d’une journée d’études à la Sorbonne dont les travaux ont donné lieu à une publication dans les Cahiers de l’Atelier (n°15).

Tous les lecteurs de Cohen ont en mémoire la figure de Jérémie et son antique valise bardée d'étiquettes - qui en fait une figure par excellence de l'étranger. Albert Cohen, lui-même corfiote en exil, juif de la diaspora se sentant mis au ban, malgré sa réussite sociale, par une société parfois férocement antisémite, s'est toujours intéressé au sort des étrangers. Son héros, Solal, se définit d'ailleurs dans une formule célèbre comme « seul, toujours, un étranger et sur une corde raide ». En 1946, Cohen eut l'occasion de rédiger, dans le cadre de ses fonctions de conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés, le texte d'un accord relatif à la délivrance aux apatrides d'un titre de voyage « plus luxueux que le passeport suisse » ; il en était particulièrement fier.

La définition de l'étranger est loin d'aller de soi. Elle suppose une patrie, un point d'ancrage (qu'il s'agisse d'un territoire, d'une communauté, d'une culture, d'une nation) par rapport auquel l'altérité de l'étranger puisse se définir. Le rapport avec lui peut se limiter, selon les circonstances, à l'exclusion et au rejet, ou se définir comme une ouverture enrichissante sur tous les plans. Depuis la thèse de Daisy Politis, Figure et rôle de l'étranger chez Albert Cohen (1989), à laquelle nous rendons hommage en reprenant partiellement son titre, la question n'a jamais été aussi frontalement abordée.

On pourra s'intéresser aux différences géographiques, culturelles ou nationales telles qu'elles sont présentées dans l'œuvre  et aux conflits qu'elles engendrent. La SDN offre ainsi une mosaïque de nationalités et une réflexion sur la dimension multinationale - juridique ou diplomatique - de la relation à l'étranger. La figure de l'apatride ou du paria revient dans l'œuvre de manière récurrente, du Christ de Paroles juives à Jérémie ou à Finkelstein, dans un contexte historique, celui de l'entre-deux-guerres, propre à exacerber les oppositions et les sentiments xénophobes. L'histoire de la création de l'Etat juif se lit aussi en filigrane dans les romans de Cohen - qui accompagna longtemps le mouvement sioniste.

L'étrangeté peut également prendre une forme religieuse et apparaître dans les relations entre les communautés. L'œuvre de Cohen revient à de nombreuses reprises sur les grandes oppositions entre le paganisme et le judaïsme, ou entre le judaïsme et le christianisme, voire entre les religions de l'antinature (judaïsme et christianisme) et le culte de la nature (le paganisme). La figure mythique du juif errant associe ainsi étrangeté religieuse et étrangeté géographique, sans parler du décalage temporel qu'elle suppose. Dans un dernier sens, l'étranger peut enfin être intérieur ou inconscient. Les clivages internes de Solal entre le Juif (oriental) et le Français (occidental), entre le don Juan méprisant les femmes et le Tristan prêt à mourir d'amour sont autant de figures du dédoublement. Toutes les figures de l'autre, y compris intérieur, sont ainsi susceptibles de se révéler étrangères. Le continent féminin apparaît à Solal particulièrement inquiétant et incompréhensible, d'autant plus peut-être qu'il s'en sent plus proche. La présence de l'animal en l'homme, des instincts cruels que la religion et la civilisation n'ont jamais fini de réprimer, révèlent enfin l'irréductible étrangeté des humains à eux-mêmes.

MAI 2010 / E COLLOQUE

La Fondation Mémoire Albert Cohen a lancé le 3 mai 2010 sur son site Internet un « e-colloque » sur « Les grands enjeux de l’état de droit et la protection des droits des étrangers ». Ce colloque virtuel réunit de grandes personnalités de hautes juridictions et des universitaires issus des différentes « patries » d’Albert Cohen, l’écrivain et le diplomate : la France, la Suisse et la Grèce.

 

La Fondation a choisi ce format innovant de l’ « e-colloque » (gratuit et accessible à tous) pour ouvrir les débats à un public large et sur une durée permettant à chacun de s’exprimer et de réagir aux différentes interventions. Six nouveaux articles sont en ligne depuis janvier 2011. 

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